ABBR / PRISSE MACON : LE DEBRIEF

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Au coude à coude tout le long du match, l’ABBR et Prissé-Mâcon n’ont pas voulu lâcher la possibilité d’un point bonus, les relançant l’un et l’autre dans leurs championnats respectifs.  Malheureusement, le manque d’adresse des Berckois ne leur a pas permis de s’imposer samedi soir : ils se sont inclinés 63-66 et se voient ainsi éliminés du Trophée Coupe de France. Petit retour sur le match avec le coach, Pascal JULLIEN.

 

C’était un match serré contre Prissé-Mâcon, 63-66, peux-tu nous faire un petit retour sur le match et tes impressions?

P.J. : Je suis bien évidement déçu car perdre un match de 3 points laisse toujours beaucoup de regrets ou de frustration. Des lancers francs ou un panier ratés, une erreur d’arbitrage, une balle perdue, un oubli défensif….et puis nous n’avons gagné qu’un seul quart temps, c’est inconcevable à domicile. Sur un plan analyse, nous avons commencé le match avec une calamiteuse adresse au premier quart temps avec 29% à 2pts et 11% à 3pts et perdu 5 ballons. Ces faits ont masqué le bon travail défensif des joueurs (17 pts encaissés) même si tout n’a pas été parfait. Sur l’ensemble du match nous n’avons pas manqué d’engagement défensif (66 points encaissés) mais plus d’agressivité offensive (uniquement 11 fautes provoquées, 14 lancers francs et 10 rebonds). C’était une consigne essentielle et ce doit être l’état d’esprit afin d’enfoncer le clou de l’effort défensif.

Et je tiens à féliciter celles et ceux qui ont eu la bonne idée de décorer le Palais avec des ballons jaune et bleu samedi soir ! Bravo et merci !

 

Malgré la défaite, quels sont les points positifs sur ce match ?

P.J. : Notre défense c’est le fruit d’un travail au quotidien. Il faut s’appuyer sur cette identité pour gagner les prochains matchs. Le retour de Babacar au premier plan est un deuxième point de satisfaction.

 

 Quels aspects négatifs auriez-vous pu corriger?

P.J. : J’ai essayé d’agir sur l’agressivité, tant offensive que sur le rebond défensif, mais j’ai eu des retours trop épisodiques. Le point pour lequel je n’ai pas d’influence sur le match, c’est le pourcentage au tir. Je sais encourager ou positiver, mais dans la prise de décision du shoot je ne peux rien faire. Pour bien connaître le sujet, c’est un travail très personnel en match. Là où j’agis moi, c’est au quotidien, où nous faisons de multiples séances de tir car cela fait partie de mon ADN.

 

Éliminés du Trophée Coupe de France, quelles sont vos priorités pour la fin de saison??

P.J. : Continuer à travailler et finir la saison avec un maximum de victoires. Les projets ou les adversaires de qualité ne vont pas manquer, qu’il s’agisse de matchs à domicile ou à l’extérieur. Je vais être le moteur !! C’est une fin de saison existante mais difficile qui s’annonce, et je suis conscient de la situation sportive, mais je ne suis pas un Caliméro ou une pleureuse, donc au travail. Le sport professionnel, je le connais depuis 32 ans, tout comme la pression, et je n’ai besoin de personne pour faire un constat, me remettre en cause et rendre des comptes à mon président si besoin. Des critiques ? C’est tout à fait normal et je sais balayer devant ma porte sans tricher car j’ai du respect pour l’ensemble des acteurs du club mais aussi pour mes joueurs. Objectif du moment : unité et cohésion car dans le clivage il n’y a que l’échec !

 

Retour au championnat samedi avec un déplacement à Cherbourg. Comment préparez-vous ce match?

P.J. : Il faut et nous devons digérer notre élimination en coupe. Remettre un ballon dans les mains des joueurs, tout simplement, et les remettre dans l’effort. Après un échec, c’est le plus difficile. Avec Franck, nous devons trouver les forces et les faiblesses de Cherbourg et mettre en place la stratégie pour la victoire. Préparer les séances en fonction de ces éléments afin de mettre l’équipe dans un maximum de confort et de confiance. C’est élémentaire et compliqué à la fois, mais c’est pour cela que j’aime mon métier.

 

Merci Pascal et bonne semaine !